Alessandro Grassani

1 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Ulan Bator, Mongolia.

1 – Alessandro Grassani

Mongolie, province d’Arkhangai. Erdena Tuya, 29 ans, traîne un mouton tué par le “dzud” – le froid extrême de la Mongolie – jusqu’au petit cimetière situé près de leur “ger” (tente traditionnelle mongole). Le gel a tué la moitié de ses 2 000 moutons au cours des trois dernières années.

Mongolia, Arkhangai province. Erdena Tuya, 29, drags a sheep killed by the “dzud” – the extreme Mongolian cold – to the small cemetery near their traditional Mongolian tent. The frost, over the past three years, has killed half of her 2,000 sheep.

2 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Ulan Bator, Mongolia.

2 – Alessandro Grassani

Mongolie, Ulan Bator. La famille Jigjjav a émigré à Oulan-Bator après que ses 150 moutons soient morts du “dzud”, le rude et redouté hiver mongol. Aujourd’hui, la famille de cinq personnes vit dans un sous-sol exigu, avec pour seul revenu le salaire de la femme qui travaille comme femme de ménage.

Mongolia, Ulan Bator. The Jigjjav family migrated to Ulan Bator after all of their 150 sheep died from the “dzud” the harsh and dreaded Mongolian winter. Today, this nucleus of five people lives with hardship in a basement, thanks to the sole salary of the woman who works as a housekeeper.

3 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: the last illusion. Haiti, Port au Prince.

3 – Alessandro Grassani

Haïti, Port au Prince. Makendy Floriant, 23 ans, est une migrante environnementale qui a déménagé à Port-au-Prince depuis Mabrilol, un village de la province de Jacmel. Il était autrefois agriculteur, cultivant les terres que lui avait léguées son père, mais les sécheresses récurrentes ont contrarié ses efforts, rendant la récolte de plus en plus mauvaise. Aujourd’hui, il vit dans le “bidonville” de Bois Moquette et travaille comme cireur de chaussures ambulant.

Haiti, Port au Prince. Makendy Floriant, 23, is an environmental migrant who moved to Port au Prince from Mabrilol, a village in Jacmel province. He was a farmer, cultivating land bequeathed to him by his father, but recurring droughts made his efforts futile, making the harvest increasingly scarce. Today he lives in the “slum” of Bois Moquette, working as a street shoeshine boy.

4 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Kenya, Nairobi.

4 – Alessandro Grassani

Kenya, Nairobi. Le “bidonville” de Kibera est le plus grand de toute l’Afrique : environ un million de personnes y vivent. Aujourd’hui, selon une étude d’ONU-Habitat, plus de 570 millions de personnes vivent dans des bidonvilles en Afrique, soit 61,7 % de la population urbaine totale du continent. Le changement climatique a joué un rôle clé dans cette croissance urbaine irrépressible.

Kenya, Nairobi. The Kibera “slum” is the largest in all of Africa: approximately one million people live here. Today, according to a study by UN Habitat, over 570 million people live in African slums, which make up 61.7% of the entire urban population of the continent. Climate change has played a key role in this unstoppable urban growth.

5 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Ulan Bator, Mongolia.

5 – Alessandro Grassani

Mongolie. Dans la province d’Arkhangai, la famille Tsamba vit avec son troupeau. En quelques jours, la famille a perdu une vingtaine de moutons à cause du froid.

Mongolia. The Tsamba family lives in the province of Arkhangai with their flock. Within a few days, due to the cold weather, the family lost about 20 sheep.

6 – Alessandro Grassani

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6 – Alessandro Grassani

Mongolie, Ulan Bator. De nombreux migrants environnementaux trouvent leur premier emploi dans la décharge de la capitale. Ici, ils cherchent de la ferraille à revendre pour peu d’argent.

Mongolia, Ulan Bator. Many environmental migrants find their first occupation in the capital’s landfill. Here they look for scrap metal to resell for little money.

7 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: the last illusion. Haiti, Port au Prince.

7 – Alessandro Grassani

Haïti, Port au Prince. Vue du bidonville de Jalousie, l’un des plus grands d’Haïti, situé dans le centre de la ville de Port au Prince. L’extrême vulnérabilité du pays aux risques naturels entraîne une migration interne massive des campagnes vers les zones urbaines. Port au Prince est la principale destination des milliers de migrants environnementaux qui déménagent en ville chaque année.

Haiti, Port au Prince. A view of the “slum” of Jalousie, one of the largest in Haiti, located in the center of the city of Port au Prince. The country’s extreme vulnerability to natural hazards causes massive internal migration from the countryside to urban areas. Port au Prince is the main destination for thousands of environmental migrants entering the city each year.

8 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Kenya, Nairobi.

8 – Alessandro Grassani

Kenya, région de Turkana. Un puits s’assèche dans une zone complètement déserte. Cette eau est le seul approvisionnement pour des milliers de personnes dans les villages environnants.

Kenya, Turkana region. A well that is drying up in a completely desert area. This water is the only supply for thousands of people in the surrounding villages.

9 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Ulan Bator, Mongolia.

9 – Alessandro Grassani

Mongolie, Ulan Bator. Derrière un garçon ivre, le district de Ger, nommé d’après la tente traditionnelle mongole. C’est le seul bien que les bergers migrants apportent avec eux depuis la campagne.

Mongolia, Ulan Bator. Behind a drunken boy, the Ger District, a neighborhood named after the traditional Mongolian tent. The only property migrant herders bring with them from the countryside.

10 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: the last illusion. Haiti, Port au Prince.

10 – Alessandro Grassani

Haïti, Lac Azuéi. Un garçon s’échoue sur la rive du lac Azuéi. La croissance du lac Azuéi est sans précédent : la taille du lac a presque doublé au cours des dix dernières années, submergeant et submergeant les maisons et les fermes. Il ne reste que des troncs de palmiers morts. Les scientifiques pensent que le changement climatique en est responsable.

Haiti, Lake Azuéi. A boy washes up on the shore of Lake Azuéi. The growth of Lake Azuéi is unprecedented: the size of the lake has nearly doubled in the last 10 years, overwhelming and submerging homes and farms. Dead palm tree trunks are all that remain. Scientists point to climate change as responsible for the phenomenon

11 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Ulan Bator, Mongolia.

11 – Alessandro Grassani

Mongolie, province d’Arkhangai. Un ger récemment abandonné par une famille de bergers. Rien qu’en 2010, au cours de l’un des hivers les plus rigoureux jamais enregistrés, plus de 8 millions de têtes de bétail sont mortes et environ 20 000 bergers n’ont eu d’autre choix que d’émigrer vers la capitale Oulan-Bator.

Mongolia, Arkhangai Province. A “ger” recently abandoned by a family of shepherds. Only in 2010, during one of the harshest winters ever recorded, more than 8 million heads of cattle died and about 20 thousand shepherds had no choice but to emigrate to the capital Ulan Bator.

12 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Dhaka, Bangladesh.

12 – Alessandro Grassani

Bangladesh, delta du Gange. Des éleveurs de bétail récoltent du fourrage sur ce qui reste de l’île de Gazura, récemment submergée par la rivière Meghna. Les scientifiques prévoient que la mer submergera 17 % du sud du pays au cours des 40 prochaines années, et que 18 millions de personnes seront contraintes de migrer.

Bangladesh, Ganges Delta. Some cattle ranchers harvest fodder on what remains of Gazura Island, recently submerged by the Meghna River. Scientists predict that the sea will submerge 17 percent of the country’s south in the next 40 years, and 18 million people will be forced to migrate.

13 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: The Last Illusion.

13 – Alessandro Grassani

“Nairobi, Kenya. Rose travaille dans sa cabane de boue et de tôle à Kibera ; elle gagne un peu d’argent en lavant des vêtements pour les personnes aisées du centre de Nairobi.
Rose est issue d’une famille de bergers et a migré de la région de Turkana vers Nairobi. Les sécheresses continuelles ont provoqué la disparition du troupeau de chèvres de sa famille.

Nairobi, Kenya. Rose works out of her mud and metal hut in Kibera; she earns a little money washing clothes for the wealthy residents of downtown Nairobi.
Rose comes from a family of shepherds and migrated from the Turkana region to Nairobi after continuous droughts wiped out her family’s goat herd.

14 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: The Last Illusion.

14 – Alessandro Grassani

Bangladesh, district de Satkhira. Des enfants jouent dans un terrain de football inondé par une rivière en crue.

Bangladesh, Satkhira district. Children play in a football gear flooded by a flooding river.

15 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: the last illusion. Haiti, Port au Prince.

15 – Alessandro Grassani

Haïti, Lac Azuéi. La photo montre ce qui reste du village de Lunettes où vivaient une centaine de familles. Le village a été détruit par la croissance du lac Azuéi et un cyclone en 2006.

Haiti, Lake Azuéi. The photo shows what is left of the village of Lunettes where about a hundred families lived. The village was destroyed by the growth of Lake Azuéi and a cyclone in 2006.

16 – Alessandro Grassani

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16 – Alessandro Grassani

Bangladesh, delta du Gange. La force des eaux de la rivière Meghna a presque entièrement érodé l’île de Bongor, obligeant de nombreux insulaires à émigrer. Les scientifiques prévoient que la mer submergera 17 % du pays au cours des 40 prochaines années et que 18 millions de personnes seront contraintes de migrer.

Bangladesh, Ganges Delta. The force of the Meghna River’s waters has almost completely eroded the island of Bongor, forcing many islanders to migrate. Scientists predict that the sea will submerge 17% of the country in the next 40 years, and 18 million people will be forced to migrate.

17 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Dhaka, Bangladesh.

17 – Alessandro Grassani

Bangladesh, district de Dacope. Le cyclone Aila, qui a frappé le Bangladesh en mai 2009, a laissé des milliers de personnes sans abri et sans emploi. Toute la zone, qui était autrefois une terre agricole, est devenue complètement stérile en raison de l’infiltration de l’eau de mer transportée par le cyclone.

Bangladesh, Dacope District. Cyclone Aila, which hit Bangladesh in May 2009, left thousands of people homeless and jobless. The entire area, which was once farmland, has become completely barren due to seawater infiltration carried by the cyclone.

18 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: The Last Illusion.

18 – Alessandro Grassani

Kenya, Nairobi. Une scène de vie quotidienne dans les rues exiguës du bidonville de Kibera. De nombreux migrants environnementaux fuyant les campagnes à cause de la sécheresse y vivent.

Kenya, Nairobi. A daily life scene in the cramped streets of the slum of Kibera where many environmental migrants fleeing from the countryside because of drought go to live. 

19 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: The Last Illusion.

19 – Alessandro Grassani

Kenya, comté de Turkana. Un berger de la tribu Turkana avec sa mitraillette légère, recherche des pâturages pour son troupeau, le long de la frontière entre le Kenya et l’Éthiopie, à proximité du village de Todonyang.

Kenya, Turkana County. A shepherd of the Turkana tribe with his light machine-gun, looking for grazing land for his flock, along the border between Kenya and Ethiopia, in proximity of the Todonyang village.

20 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Dhaka, Bangladesh.

20 – Alessandro Grassani

Bangladesh, Dhaka. Abdul Azid, 17 ans, se repose dans une pièce où il vit avec sa famille dans le bidonville de Baunia. Ils ont décidé d’émigrer à Dhaka après que la rivière Meghna a inondé leur village dans le district de Chandpur. Son père était pêcheur et possédait deux bateaux et un terrain, il travaille maintenant comme gardien de nuit. Abdul a été contraint d’abandonner l’école pour des raisons économiques et travaille désormais dans une usine de confection 12 heures par jour pour 3000 thaka par mois (environ 30 euros).

Bangladesh, Dhaka. Abdul Azid,17, rests in a room where he lives with his family in the Baunia slum. They decided to migrate to Dhaka after the Meghna River flooded their village in Chandpur district. His father was a fisherman and owned two boats and land, now working as a night watchman. Abdul was forced to drop out of school for economic reasons and now works in a garment factory 12 hours a day for 3000 thaka a month (about 30 euros).

21 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Dhaka, Bangladesh.

21 – Alessandro Grassani

Bangladesh, Dhaka. Elle est considérée comme la ville à la croissance la plus rapide au monde. La capitale du Bangladesh compte une population d’environ 20 millions d’habitants, qui passera à 35 millions d’ici 2050, selon une étude de l’université de Toronto. Plus de 300 000 nouveaux immigrants arrivent dans la ville chaque année, contraints de quitter leurs terres en raison d’un mélange mortel de changement climatique et de pauvreté.

Bangladesh, Dhaka. It is considered the fastest growing city in the world. The capital of Bangladesh has a population of about 20 million people destined to become, according to a study by the University of Toronto, 35 million in 2050. More than 300 thousand new immigrants arrive in the city every year, forced to leave their lands because of a deadly mix of climate change and poverty.

22 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Ulan Bator, Mongolia.

22 – Alessandro Grassani

Mongolie, Ulan Bator. Quelques tentes de bergers, à quelques pas des immenses lotissements de la capitale. La population d’Oulan-Bator a doublé au cours des dix dernières années.

Mongolia, Ulan Bator. A few shepherds’ tents, within walking distance of the capital’s huge housing estates. The population of Ulan Bator in the last 10 years has doubl

23 – Alessandro Grassani

Environmental Migrants: the last illusion. Haiti, Port au Prince.

23 – Alessandro Grassani

Haïti, Port au Prince. Nadia Preval, 28 ans, et sa fille de 10 ans, boivent de l’eau dans la cabane où elles vivent dans le bidonville de Village des Repatriés. Nadia et son mari cultivaient du riz et des légumes vendus au marché. En raison du changement climatique, leur subsistance quotidienne n’est plus assurée. Ils vendent leur maison et le petit terrain adjacent à Saint-Michel de Latalaille et déménageront à Port-au-Prince à la recherche d’une vie meilleure.

Haiti, Port au Prince. Nadia Preval, 28, and her ten-year-old daughter, drinking water in the shack where they live in the Village des Repatriès slum. Nadia and her husband used to grow rice and vegetables, which they sold at the market, but due to climate change the harvest was no longer sufficient for their daily subsistence. That is why they decided to sell their house and the few plots of land they owned in St. Michel de Latalaille and move to Port au Prince in search of a better life.

24 – Alessandro Grassani

Environmental migrants: the last illusion. Dhaka, Bangladesh.

24 – Alessandro Grassani

Bangladesh, district de Satkhira. M. Anisuzzam, 46 ans, ainsi que quelques voisins, regardent l’eau clapoter à l’entrée de sa maison dans le village de Debnagar. Ici, au cours des neuf dernières années, la rivière a débordé pendant presque cinq mois par an.

Bangladesh, Satkhira district. Mr. Anisuzzam, 46, along with some neighbors, watches the water lapping at the entrance to his home in Debnagar village. Here, for the past 9 years, the river has been overflowing every year for about five months of the year.

25 – Alessandro Grassani

Mongolia, Ulaanbaator.  On the streets of the ger district of UlaanBaatar

25 – Alessandro Grassani

Mongolie, Ulaanbaator. Dans les rues du quartier des ger d’UlaanBaatar

Mongolia, Ulaanbaator. On the streets of the ger district of UlaanBaatar